Entre 1940 et 1945, environ 400 Belges, hommes et femmes qui ont rejoint la Grande-Bretagne pour participer au combat pour la libération de la Belgique, choisirent de servir au sein des services secrets, notamment au Special Operations Executive (SOE) créé en juillet 1940 par Winston Churchill « pour mettre le feu à l’Europe ». Spécialement formés à la guerre subversive et parachutés ou infiltrés dans leurs pays respectifs occupés par les Nazis, ils deviendront les Agents Parachutistes.
Des 333 agents envoyés en mission, environ 100 ne sont jamais revenus.

Fort des épreuves vécues et pour ne pas laisser tomber dans l’oubli leurs camarades qui ne sont pas revenus, les Agents Parachutistes survivants se sont retrouvés dès 1946, à l’initiative d’un des leurs, Adelin Marissal. Ils décident de constituer une Fraternelle qui se veut à l’origine un groupe d’entraide et de solidarité pour les agents et leurs familles : prêts financiers, interventions auprès des veuves et des orphelins pour des frais médicaux et des soutiens juridiques, octroi de bourses d’études, etc.

Aujourd’hui, alors que les Agents Parachutistes sont tous disparus, leurs descendants et les membres actuels de l’association ont pour but de maintenir leur esprit de camaraderie et de continuer à faire vivre leurs valeurs de défense des libertés et d’opposition au totalitarisme.

Grâce à sa Maison installée au 46 rue du Châtelain en 1954, la Fraternelle est, depuis presque 80 ans, un lieu de retrouvailles, de festivités, de réunions amicales, de banquets, de tombolas, de fêtes familiales. De nombreuses personnalités de la Résistance, ainsi que militaires, culturelles, académiques et politiques y sont invitées.

La Maison née des Agents Parachutistes continue aujourd’hui à cultiver la convivialité et l’ouverture par des événements réguliers auxquels sont invités les membres et un grand nombre de sympathisants.